Friday, October 20, 2017

Call to Youth, l'analyse.

Le document du jour est un article de presse intitulé « Appel à la Jeunesse » de Chen Duxiu, paru en 1915 dans l’éditorial chinois « La  Nouvelle Jeunesse ». Il s’agit ici d’une traduction anglaise, relatée dans l’ouvrage de Ssu-yu Teng et John K. Fairbank. L’extrait concerne les pages 240 à 246 du livre « China’s Reponse to the West:  A Documentary Survey, 1839-1923 », publié/imprimé en 1954 par la Harvard University Press à Cambridge.  

L’auteur et également fondateur du journal s’adresse à la jeunesse chinoise issue de la première génération du nouveau système éducatif (initié avant l’ère républicaine). Chen Duxiu en appelle à cette classe sociale pour aider à moderniser le pays, par le pragmatisme et le savoir occidental susceptible de résoudre les problèmes rencontrés par ce pays émergeant.

Il entame son discours en magnifiant la jeunesse. Elle est à son sens la période idéale de l’existence et un élément primordial dans la société, puisqu’elle revigore de manière perpétuelle ses effectifs. Puis il demande à ce que ses lecteurs s’attardent sur les principes qu’il désire leur inculquer.

_ Chen Duxiu assimile l’état d’esprit qu’il qualifie de « servitude » au conditionnement social opéré par l’enseignement néo-confucianiste. Il condamne d’ailleurs ses valeurs, comme la piété filiale ou la chasteté, qui selon lui brident l’individu.  De plus, il songe à inculquer l’autonomie aux étudiants.

_ Après quoi il énonce le constat d’une nation à la traine, aux codes vieillissants, aux institutions vétustes malgré l’élan des réformes (initiées lentement et au fil d’une décennie).  Et l’exemple de la réussite des étrangers (la fameuse « race blanche ») appuie cet état de fait. Il cherche ici à inciter la jeunesse à aller de l’avant et non demeurer dans la pensée de la classe dirigeante (nostalgique de l’histoire impériale et conservatrice, qui freine l’évolution du pays). Au risque de disparaitre ou pire, du fait d’un système inadapté au monde moderne.

_ Puis l'auteur affirme la nécessité d’être engagé dans la démarche, afin de surmonter l’adversité de l’époque. Avant d’insister sur l’aspect bénéfique et vital d’un savoir universel, lorsqu’il parle d’une influence extérieure comme fondement d’une société. L’auteur déclare encore la Chine cantonnée à ses frontières, tandis qu’il promeut une pensée grandie par la connaissance élargie.



PS : Je n'ai pas compris les deux derniers points, désolé.

1 comment:

  1. Vous avez bien compris le texte de Chen. Sa critique des institutions, de l'idéologie dominante, de l'état de la société est radicale. Il penche pour un changment brutal qui s'appuierait sur la jeunesse (groupe d'âge et non classe sociale).

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