Friday, October 13, 2017

Manifeste de l'Alliance Révolutionnaire (Tongmenghui)

L’extrait éponyme provient de l’ouvrage de Mason J. Gentzler, aux pages 134 à 136 et intitulé « Changing China : Readings in the History of China from the Opium War to the Present ». Le tout toujours publié en 1977 à New York, par la maison d’édition Paregar.

Ledit manifeste de 1905 traite d’un programme politique, celui de l’homme derrière l’esprit de révolte. Le chinois Sun Yat-sen envisage sérieusement une alternative viable et bénéfique au régime impérial. Et afin de galvaniser la révolution, il fait appel au sentiment nationaliste de l’ethnie han et l’illégitimité morale des Manchoues à gouverner la nation chinoise.

Son ambition s’articule autour de plusieurs mesures distinctes :

Il y a tout d’abord ladite idée de rétablissement d’un ordre naturel des choses, légitime et salvateur (au vu de la critique vive qu’il porte à l’envahisseur et despote tyrannique). Il condamne en effet ouvertement la teneur du régime et sa Cour dont-on connaît les déviances et abus. Tout en cherchant à exhorter ses congénères à ne plus tolérer la monarchie.

En effet il établit le fondement de ce nouveau régime qu’il promulgue, à savoir des valeurs démocratiques dignes des Républiques d’Europe ou des Amériques, comme une voie meilleure pour chacun. D’autant que le prestige national serait restauré, et les avancées sociales appréciées du peuple (que le nouvel Etat socialiste aiderait, conformément à sa chartre institutionnelle).

Mais pour assurer cette transition, il estime que c’est d’abord l’armée qui devra posséder les pleins pouvoirs, afin d’aiguiller les choses. Ce fameux Gouvernement Militaire paraissant être la seule instance capable d’organiser certaines tâches, comme décider quoi abolir par exemple.



Si son programme énonce la passation des pleins pouvoirs, l’on sait que Sun Yat-sen les retrouvera peu après, lorsque son parti du Guomindang dominera la scène politique de la République de Chine. Même si les troubles ne reviendront saigner le pays qu’après sa mort et le schisme politique qui en découlera (l’Etat socialiste et démocratique ne survivant finalement qu’à Taïwan).

1 comment:

  1. Votre lecture tombe dans un travers commun que j'ai déjà pointé: vous projetez sur ce texte des choses qui n'y sont pas. Où se trouve la référence à un "Etat socialiste"? Vous n'engagez pas une lecture suffisamment critique du texte pour en faire ressortir non seulement les points saillants, mais tout autant les arguments et le vocabulaire employés.

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