Thursday, November 23, 2017

Le texte de cette semaine est un extrait d’un discours prononcé par Mao Zedong, homme d’état et chef militaire chinois fondateur et dirigeant de la République Populaire de Chine. Cet extrait discours fut écrit en mai 1942 lors de la campagne de rectification initié par le Parti Communiste chinois. Il s’agit dans le cas présent d’une traduction en français. 

Dans ce discours Mao s’adresse aux autres membres du parti communiste et pose la question de savoir qui est concerné par la littérature et les arts.

Dans ce discours Mao essaie de déterminer à qui la littérature et l’art s’adressent. Mao a une opinion assez troublante sur cette question. Tout d’abord il suggère que les artistes méritant d’être respectés et reconnus sont ceux qui se consacrent à l’oeuvre commun et au bien commun. Il présente la littérature et l’art non pas comme des loisirs mais plutôt comme des armes qui serviraient soit les masses populaires soit les oppresseurs. Pour lui chaque classe sociale possède sa propre littérature et son propre art. Par exemple les bourgeois sont prédestinés à la littérature et l’art de leur rang et ne pourraient en aucun cas lire ou s’intéressait à la littérature ou l’art d’une autre classe sociale. De plus il considère la littérature des impérialistes comme l’art des traitres. 

On observe dans ce discours une catégorisation des gens de la société et une catégorisation de ce qui devrait être le choix de tous: la littérature et l’art. Les libertés individuelles n’existent. Pour Mao la littérature et l’art ne peuvent être que des armes sous la direction du prolétariat qui représente la majeur partie du peuple. La liberté individuelle de pouvoir lire ou de pouvoir s’intéresser à quelque chose est clairement balayée contre l’idée principale défendue par le leader du parti qui prêche forcement la bonne parole. Dans ce discours se dessine les idées progressives d’un pouvoir autoritaire qui décide de tout et de ce qui à le mérite d’exister et de ce qu’il faut proscrire dans le seul but de servir ses propres intérêts dont la mobilisation de masse. Cependant, les idées défendues par Mao vont de ce fait à l’encontre de ce qu’évoquent la littérature et l’art: c’est à dire la communication et la transmission interindividuelle ainsi qu’un droit fondamental: la liberté. 

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